Numériser vos vieux vinyles (et vos mini-cassettes)
Merci à Fabien GIRAUD, membre du "club OS X Facile", qui nous a rédigé cette excellente astuce

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Les "baby-boomers" (dont je suis) disposent souvent d’un important stock de disques microsillons "33 tours" (et "45 tours") et de mini-cassettes audio qu’ils conservent précieusement, pour des raisons à la fois sentimentales et matérielles. Nos vieux disques vinyles sont autant de souvenirs personnels et certains enregistrements sont aujourd’hui introuvables, même en CD. De plus, ces disques représentent un investissement financier ancien mais conséquent. Enfin, le son des disques vinyles est aujourd’hui considéré par certains audiophiles comme plus authentique, moins technique, que celui des CD. Et, depuis quelques années, le disque vinyle est de retour, notamment sur un marché de l’occasion extrêmement dynamique.
Une remarque au passage : au moment où le disque vinyle revient en force, certains industriels ont bizarrement décidé de supprimer l’entrée « Phono » de leurs amplis intégrés. C’est malin ! Mais, ces disques vinyles ont deux inconvénients : ils occupent une place considérable sur nos étagères et, surtout, ils sont périssables. Leur usure est directement proportionnelle à leur usage. Ces deux défauts majeurs expliquent sans doute le très vif succès populaire remporté par le CD (ou Compact Disc) voici environ 30 ans. Outre qu’il est moins encombrant et plus facile à manipuler que le disque vinyle, le disque digital conserve sa qualité d’origine intacte, même dans le cas d’un usage intensif.
C’est pourquoi les heureux possesseurs de disques vinyles sont un jour ou l’autre tentés d’entreprendre la numérisation et le transfert sur CD de leur collection de disques vinyles ou de mini-K7. Or, grâce à l’intrusion de la micro-informatique dans nos vies quotidiennes, quiconque dispose d’un ordinateur personnel peut numériser un signal audio analogique et graver lui-même, à la maison, ses propres CD. À première vue, l’opération ne paraît pas bien compliquée : On numérise, on grave, et le tour est joué. Ouais ! Pas si simple en réalité. Il suffit de s’y coller pour découvrir que l’exercice exige tout de même une pincée de connaissances techniques, un matériel adapté et de qualité, et un minimum de savoir-faire, sauf à se satisfaire de résultats médiocres ou à se décourager rapidement.
La présente astuce a donc pour objectif de vous aider à réussir la numérisation de vos disques vinyles (et de vos mini-cassettes).

 

Le disque vinyle

Inventé en 1946 aux USA par la firme Colombia et pressé pour la pemière fois en France en 1951 par la firme Pathé-Marconi le disque microsillon en vinyle a peu à peu remplacé le disques 78 tours à partir du milieu des années 50.

 

Support d’enregistrement sonore qui fut en son temps extrêmement populaire, le disque vinyle (ou disque noir) tire son nom de la matière dont il est fait : le PVC (ou chlorure de polyvinyle, le plus souvent de couleur noire). Deux formats ont dominé le marché : les disques de 30 cm de diamètre qui tournent à la vitesse de 33 tours 1/3 par minute (nommés "33 tours") et les disques de 18 cm de diamètre qui tournent à 45 tours par minute (nommés "45 tours").

 

Le disque vinyle se présente sous forme d’une fine galette gravée sur ces deux faces et percée d’un trou central qui permet de le positionner sur le plateau du tourne-disque. Chaque face est parcourue par un long sillon microscopique enroulé en spirale dont le début est au bord extérieur du disque. Les disques vinyles étaient présentés dans des pochettes de carton sur les deux faces desquelles les graphistes et les imprimeurs rivalisaient de talent pour séduire les acheteurs avec des compositions graphiques de plus en plus originales. Certaines pochettes étaient même de véritables "albums" contenant plusieurs pages d’informations (textes, photos et dessins) relatives à l’enregistrement. Les termes "microsillon", "33 tours" et "45 tours" ont aujourd’hui vieilli et ces disques sont désormais nommés "disques vinyles" afin de les distinguer des "disques CD ".

 

Avantages et inconvénients des CD par rapport aux disques vinyles

À partir de 1982 le CD a connu un large succès grâce notamment aux qualités suivantes :

  • Absence d'usure à la lecture (la lecture optique supprime le contact mécanique et donc l'altération du support par frottement).
  • Taille du support : ses 12 centimètres de diamètre et sa faible épaisseur (1,2 mm) lui confèrent une portabilité que n'avait pas le microsillon.
  • Qualité théorique de reproduction sonore supérieure aux cassettes audio et disques vinyles (dynamique plus importante, reproduction exacte à chaque lecture grâce au système de correction d'erreur, etc.). Toutefois de nombreux audiophiles ou mélomanes exigeants préfèrent le son du vinyle qu'ils jugent plus musical et plus naturel.
  • Écoute intégrale sans avoir à retourner le support audio dans le lecteur. Les disques vinyles étaient enregistrés sur deux faces, on devait donc les retourner à la mi-écoute (sur les platines dites réversibles les cassettes audio passaient automatiquement d’une face à l’autre).
  • Accès direct à chaque piste sans manipulation manuelle ou mécanique.

Mais le public audiophile reproche au son numérique des CD les défauts suivants (par rapport au son analogique des disques vinyles) :

  • Manque de naturel dans la restitution des transitoires d’attaque, notamment pour les sons percussifs (la “transitoire d’attaque” est le départ de la vibration d’un nouveau son, tandis que la “transitoire d’extinction” est la fin de cette même vibration).
  • Manque de clarté et de précision de distinction et de localisation de chaque composante dans les textures sonores complexes (ensembles de plusieurs intruments).
  • Manque de profondeur de l’image sonore.

Un peu de théorie

Notre sujet mêle l’acoustique, l’audiophilie et l’informatique. C’est pourquoi, si nous voulons comprendre de quoi il retourne, ce que nous voulons faire et comment il convient de le faire, une brève remise en mémoire de quelques notions basiques s’impose.

 

Le son

Le son est une onde produite par la vibration mécanique d'un support fluide ou solide et propagée grâce à l'élasticité du milieu environnant. Les sons se définissent au moyen de trois caractéristiques :

• La fréquence (ou hauteur) exprimée en Hertz (Hz) : à une fréquence basse correspond un son grave, à une fréquence élevée un son aigu. L'oreille humaine moyenne ne perçoit les sons que dans une certaine plage de fréquences située environ (selon l'âge, la culture, etc.), entre 15 Hz (en dessous les sons sont qualifiés d'infrasons) et 20 kHz (au-delà, les sons sont qualifiés d'ultrasons).

• L’amplitude (ou intensité) exprimée en décibels (dB) : le son peut être fort ou faible (les musiciens disent forte ou piano). La notion de niveau sonore ne donne qu'une vague idée de la sensation perçue, car il faut prendre en compte la sensibilité de l'oreille de l’auditeur, qui varie principalement selon la fréquence du son (l'oreille est moins sensible aux basses fréquences). 0 dB correspond au minimum que l'oreille humaine peut percevoir (appelé seuil d'audibilité), et non au silence absolu. Le seuil de la douleur est de 130 dB, mais l’ouïe peut déjà subir des dommages à partir de 85 dB.

• Le timbre : le timbre détermine la couleur du son. Il est différent pour chaque type de source sonore et distingue, à l'oreille, deux sons qui auraient la même fréquence et la même intensité ; par exemple la même note jouée avec la même intensité mais avec une trompette, un violon ou un piano.

 

NB : Les vibrations des infrasons inaudibles (par exemple ceux produits par un "caisson de basses", ou "subwoofer" en anglais) peuvent malgré tout être perçues par le corps (notamment au niveau de l’abdomen).

 

Principe de la reproduction analogique des sons

Un signal est analogique lorsque son information est représentée par la variation d'une grandeur physique. Le terme "analogique" décrit la relation entre un mouvement vibratoire et un courant électrique qui correspond à l'image de cette vibration. La forme d’ondes du signal audio et celle du signal électrique sont "analogues".

 

Dans un système de reproduction analogique du son, l’onde sonore est d’abord convertie, via un microphone, en variations d’un courant électrique. Ces signaux électriques sont ensuite mémorisés (enregistrés) sur un support (disque ou bande magnétique). Dans le cas du disque vinyle, le signal est enregistré dans la modulation latérale de chacune des deux parois du sillon (pour les disques stéréophoniques).

 

Pour reproduire le son ainsi converti et mémorisé, on fait tourner le disque à une vitesse constante sur un plateau motorisé. Dans le sillon, on dépose une pointe de lecture (aiguille, saphir ou diamant) reliée mécaniquement à une tête (ou "cellule") fixée à l’extrémité d'un bras monté sur pivot. Grâce à un électro-aimant, cette tête convertit les vibrations de la pointe de lecture (provoquées par les aspérités gravées dans le sillon) sous forme de signal électrique. Ce courant (très faible au départ de la cellule) est amplifié et envoyé vers un ou plusieurs haut-parleurs. Ceux-ci fonctionnent comme des microphones inversés et convertissent les variations électriques en vibrations mécaniques d’une membrane dont les mouvements restituent l’onde sonore.

 

Principe de la reproduction numérique des sons

Un signal est numérique lorsque son information est représentée par des variables dont les valeurs sont des nombres.

 

  • L'acquisition : pour le traitement numérique du son (traitement par un ordinateur), il faut procéder à une conversion d’un signal audio analogique en signal audio numérique, ce qu'on appelle son "acquisition" (ou numérisation). Cette opération consiste à transformer les variations de pression du son, en une suite de nombres que les outils informatiques pourront traiter. Un microphone convertit les variations de pressions de l'air en signaux électriques. Ces signaux sont envoyés à un convertisseur analogique-numérique (CAN ou ADC en anglais, pour Analog to Digital Converter). Celui-ci va numériser le signal, c’est-à-dire le convertir en une suite de nombres.
  • L’échantillonnage : Cette transformation s’appelle l'échantillonnage du signal audio. Elle est caractérisée par deux valeurs :
    - La fréquence (exprimée en Hertz) indique le pas de l’échantillonnage. Une fréquence de 44,1 kHz signifie que le signal est mesuré 44 100 fois par seconde.
    - La résolution (exprimée en bits) indique la précision du codage de chaque mesure. Une résolution de 16 bits signifie que les informations binaires de chaque mesure sont codées sur 16 bits.

Autrement dit, sur un CD, chaque seconde de son est "décrite" en : 16 bits x 44 100 = 705 600 bits ! D’où l’extraordinaire fidélité de la reproduction sonore.

 

NB : Et, bien entendu (c’est le cas de le dire !), plus les valeurs de la fréquence et de la résolution sont élevées meilleure est la qualité finale du son numérisé. Sur un SACD (Super Audio CD) la fréquence d’échantillonnage est 64 fois supérieure à celle d’un CD ordinaire, soit 44 100 Hz x 64 = 2 822 400 Hz (2 822,4 kHz). Autrement dit, le signal audio est analysé et traduit en chiffres 2 822 400 fois par seconde ! C’est dire la qualité audio du SACD. Hélas, le grand public ne s’intéresse pas à ce magnifique support… Il préfère le lamentable "mp3", ultra compressé. C’est navrant…

Avantages des signaux numériques sur les signaux analogiques

  • Absence de "bruits" parasites : Techniquement, une information analogique peut prendre une infinité de valeurs, alors qu'une information numérique ne peut en prendre que deux (0 ou 1). Du coup, les signaux analogiques sont très sensibles aux perturbations électriques (champs magnétiques, interférences…), tandis que les signaux numériques y sont à peu près insensibles.
  • Facilité de conception : Contrairement à une idée reçue, les circuits numériques sont plus facilement miniaturisables et plus faciles à concevoir que les systèmes analogiques. Ils sont donc moins chers à produire.

 

 

Le matériel nécessaire

Maintenant que nous savons (du moins schématiquement) de quoi il retourne, voyons quelle est la panoplie nécessaire (en matériel) pour numériser le son d’un disque vinyle.

 

1 - La platine "vinyle"

Pour lire le disque vinyle il faut disposer d’une platine de lecture.

On oublie trop souvent que la platine est une pièce essentielle du dispositif. C’est en effet de sa qualité que dépendra celle du signal extrait du disque et ultérieurement numérisé. Il faut bien comprendre que si certains logiciels permettent de "nettoyer" des sons, il est néanmoins impératif de partir d’un signal de qualité si l’on veut aboutir à un résultat final de qualité. Car aucun logiciel n’est capable de transformer un signal audio analogique de départ médiocre en son numérique génial à l’arrivée.

Il existe pléthore de marques et de modèles de platine, de la plus basique, comme la Q-SONIC PX3409-389 à 39,90 € (image de gauche), aux plus abouties, comme par exemple la CLEARAUDIO Master Reference à 14 150 € (image de droite) en passant par un modèle intermédiaire de chez THORENS : la TD240-2 à 699 € (image centrale).

 

 

 

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Pour bien prendre la mesure des écarts de prix (et de qualité) entre le bas de gamme et le très haut de gamme il faut tout de même savoir que la firme allemande Clearaudio propose son navire amiral, la platine "Statement Turntable" (certes, une pure merveille…) à 150 000 $ !

 

Une platine à quelques dizaines d’euros ne peut délivrer qu’un son médiocre et il faut investir 2 à 300 € (sans la cellule) pour prétendre à un minimum de qualité. Parmi les marques les plus réputées (et accessibles !) on peut citer Thorens, Audio-Technica, Technics, Rega, Clearaudio, Pro-Ject… Vous avez donc l’embarras du choix.

 

Dans une platine de qualité, chaque composant a son importance : la précision du bras, la masse du plateau, la régularité du moteur, etc. Mais la pièce maîtresse est la cellule (ou "tête") de lecture sur laquelle est fixée la minuscule pointe de diamant. Une bonne cellule vaut souvent plus cher que la platine "nue" (sans cellule). Là encore, les prix peuvent atteindre des sommets (cellules Rega Apheta à 1 400 € !) et il faut compter au moins 200 € pour accéder à la qualité. Parmi les meilleures marques, on peut citer : Ortofon, Goldring, Rega, Grado, Sumiko…

 

Autrement dit, pour disposer d’une bonne platine équipée d’une bonne cellule, il faut prévoir un budget de 350 (minimum) à 500 €.

 

Il existe deux types de cellule : celles à aimant mobile (signalées "MM"), les plus répandues, et celles à bobine mobile (signalées "MC")... Les secondes (plus chères) sont préférées par les audiophiles parce qu’elles réduisent la distorsion du signal, et délivrent une image sonore plus "large". Toutefois, sur ces modèles, le remplacement de la pointe diamant exige un retour en usine. Bien entendu, la pointe en diamant qui entre en contact avec le sillon du disque doit être en bon état (elle s’use et doit être régulièrement changée) et parfaitement propre.

 

La qualité d’une platine dépend aussi de la mobilité et de l’équilibrage du bras pivotant supportant la cellule de lecture. Pour obtenir le meilleur de vos disques vinyles, il faudra donc être extrêmement attentif à cet aspect et régler très méticuleusement l’équilibrage du bras ainsi que le poids d’appui du diamant sur le disque (jusqu’au 1/10e de gramme près) en se conformant aux recommandations du fabricant.

 

Enfin, le type d’entraînement du plateau (direct ou par courroie) est un autre critère de choix. L’entraînement direct (le moteur et le plateau sont solidaires) garantit une parfaite régularité de la vitesse de rotation du plateau. Dans l’entraînement par courroie (le moteur et le plateau sont reliés par une courroie de caoutchouc) celle-ci permet d’absorber les vibrations et les bruits mécaniques générés par le moteur. Chacun de ces deux systèmes à ses partisans, les puristes audiophiles préférant en général la courroie.

 

 

2 - Le cas particulier des platines USB

On ne peut plus traiter des platines vinyles sans évoquer les platines dites USB désormais commercialisées par de nombreuses marques. Comme son nom l’indique, ce type de platine est équipé (en plus de sa sortie RCA classique) d’une sortie USB, c’est-à-dire d’un Convertisseur Analogique/Numérique (CAN) intégré.

 

Au début de leur apparition, voici quelques années, ces platines étaient plutôt des gadgets vendus à partir de 80 € environ (notamment sous les marques Ion et Numark). À ce tarif la qualité n’était guère au rendez-vous. Pour 80 € vous n’obteniez jamais qu’une médiocre platine à 50 € dotée d’un mauvais convertisseur à 30 €.

 

Mais l’offre commerciale est aujourd’hui beaucoup plus cohérente. Et des marques de prestige (telles par exemple que Pro-Ject, Denon ou Audio-Technica) proposent de bonnes platines (toutefois situées tout au mieux dans le haut de milieu de gamme…) dotées d’une sortie USB, à des tarifs compris entre 280 et 600 €. À juste titre, la publicité fait bien sûr valoir l’extrême simplicité des opérations de numérisation des disques vinyles : on raccorde directement la platine à l’ordinateur via un port USB, on lance le disque vinyle et le tour est (presque) joué. Les platines USB offrent donc maintenant une solution pratique et fiable (à condition d’y mettre le prix), du moins pour qui souhaite acquérir une platine neuve ou moderniser son équipement audio. En revanche, pour ceux qui disposent déjà d’une platine vinyle de qualité mais sans sortie USB, il faudra faire l’acquisition d’un préampli phono RIAA.

 

3 - Le pré-ampli phono RIAA

Dans une configuration matérielle d’écoute classique, le signal électrique récupéré en sortie de cellule est envoyé vers le préampli (ou vers l’étage préampli de l’ampli, si les 2 appareils sont regroupés sous un seul capot). Là, il subit un traitement et une première amplification. À la sortie du circuit de pré-amplification, le signal est ensuite puissamment amplifié et dirigé vers les haut-parleurs des enceintes acoustiques.

 

Dans la configuration qui nous intéresse (vouée à l’acquisition du signal par l’ordinateur), il faut récupérer le signal électrique analogique délivré par la cellule (sortie de platine RCA) pour l’introduire dans l’ordinateur en vue de sa numérisation. Et c’est déjà à cette étape que les erreurs les plus fréquentes sont commises.

 

La première erreur consiste à récupérer le signal audio sur les bornes de sorties haut-parleurs de l’ampli auquel la platine vinyle est raccordée. Or, (et sans entrer dans les détails) le courant disponible sur ces bornes est incompatible avec l’entrée audio de votre ordinateur (et risque même de l’endommager). La seconde erreur consiste à récupérer directement le signal en sortie de platine (nous verrons plus loin les questions de connectique) et à entrer dans le Mac via l’entrée audio microphone. Là encore, cette manière de faire ne peut donner que de mauvais résultats pour diverses raisons techniques :

  • Primo, le courant en sortie de platine est d’un niveau beaucoup trop faible : 3 mV (microvolt) avec un aimant mobile et 0,3 mV avec une bobine mobile, alors qu’une entrée ligne usuelle sur un ordinateur exige un courant de 0,6 Volts.
  • Secundo, des incompatibilités peuvent exister au niveau de certains paramètres électriques du courant entrant et du port d’entrée (notamment l’impédance).
  • Tertio (et sans entrer dans des détails trop techniques) il faut savoir que le procédé de gravure des disques vinyles nécessite un travail de pré-accentuation (la fameuse courbe RIAA) et de compression de la dynamique, ce qui revient en gros à réduire les graves et à accentuer les aigus. Il est donc nécessaire de procéder au traitement inverse du signal à la sortie de la cellule, afin de rétablir la dynamique d’origine avant traitement (rétablir les graves et réduire les aigus). Dans une configuration d’écoute classique, le circuit RIAA du préampli (externe ou intégré à l’ampli) se charge de ce travail. Donc, si vous récupérez le signal directement en sortie de platine et que vous l’entrez tout aussi directement dans le Mac, vous supprimez (le plus souvent sans le savoir) ce traitement essentiel à la qualité du son.

 

Si l’on veut réaliser une numérisation de qualité, il est donc impératif de placer un pré-ampli phono RIAA entre la sortie de la platine et l’entrée du Mac. Il existe de nombreux modèles (compter environ entre 80 et 150 €) dont certains sont disponibles sur le site de Son-Vidéo.com. Mais, dans le cas qui nous préoccupe, le modèle idéal est à mon avis le Citronic AC-1 USB montré ci-dessous :

 

 

 

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Il s’agit d’un préamplificateur phono RCA LINE vers USB. On le trouve notamment ICI moyennant 37 €.

 

Les atouts de ce petit appareil sont nombreux : l'AC-1 USB-Phono/Line-Adapter (compatible avec PC Windows et Mac) vous permet de 
transférer des données analogiques (tourne-disques,
magnétophone etc..) vers votre ordinateur. Mais il permet aussi, à l’inverse, de transférer des données
 de votre ordinateur vers un appareil d'enregistrement analogique. L’appareil est « Plug-and-Play » pour un usage immédiat, aucun driver n'est nécessaire. Le préampli intégré dispose d’une correction RIAA pour platine disque
 (commutable : phono / line). Les connecteurs sont les suivants : Phono In - USB Out
- Entrée Phono 17 mV@1 kHz RIAA
- Entrée Line 2V@1 kHz 2V @ 1 kHz
- Impédance : 47 kOhm. Sont inclus dans la livraison : l'appareil - un câble de 1,5 m
- le logiciel « Audacity » - le mode d'emploi.

 

 

La connectique

Un conseil : si vous voulez vous y retrouver dans toutes les formes possibles de connectique audio commencez donc par consulter cette page : ICI . Ce qui suit vous semblera alors bien plus clair.

 

1 – Connecter la platine au préampli

Toutes les platines pour disques vinyles sont dotées d’un câble de sortie du signal audio qui comporte 2 fiches RCA (ou "cinch") mâles : une rouge (pour le canal droit) et une noire, ou blanche (pour le canal gauche) comme celles-ci :

 

 

 

 

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Le signal disponible sur ces fiches est celui qui arrive directement de la cellule.

 

Le dos du préampli Citronic (et de tous les préamplis) comporte deux prises d’entrée ("input") RCA femelles dans les mêmes codes couleurs (rouge pour le canal droit, noir ou blanc pour le canal gauche) :

 

 

 

 

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Il suffit donc de relier votre platine à votre préampli au moyen de ces fiches et prises RCA en respectant scrupuleusement les codes couleurs (sinon, vous inverserez les canaux, ce qui saccagera l’écoute stéréophonique ultérieure).

 

Certaines platines vinyles (de milieu et haut de gamme) disposent en plus d’un câble de "masse" qui peut être relié à la "masse" du préampli RIAA, à condition que ce dernier dispose d’une borne à cet effet. C’est le cas du préampli "Citronic" (écrou chromé et moleté sur l’image ci-dessus). En principe, et dans la plupart des cas, vous n’aurez pas à vous occuper de ce câble. Mais les phénomènes électroacoustiques sont capricieux et il peut arriver que votre son, une fois enregistré sur votre Mac, présente un bourdonnement ou un ronflement continu. Dans ce cas, raccordez le fil de masse de la platine à la borne du préampli. Cette mise à la masse devrait supprimer tout ronflement.

 

NB : Ce qui précède est bien sûr valable si, en lieu et place d’une platine vinyle, vous souhaitez raccorder une platine K7 ou un magnétophone à bande (type Revox) à votre Mac. Vous pouvez également, selon le même schéma de connection, relier un tuner (ou un ampli-tuner) à votre Mac pour numériser vos émissions de radio préférées. Encore que, les radios étant maintenant directement accessibles depuis votre Mac, ce dernier cas de figure présente assez peu d’intérêt.

 

2 – Connecter le préampli au Mac

Dans le cas du préampli "Citronic", le câble USB livré avec fera bien mieux l’affaire que le câble RCA puisque le signal qui entre dans votre Mac via un port USB est déjà numérisé.

 

Mais si vous préférez utiliser un autre dispositif de numérisation que celui inclus dans le "Citronic" vous pouvez ressortir par les prises RCA femelles output de celui-ci et entrer dans le Mac via le port "audio in" ou le port microphone. Ces ports Apple sont des prises jack au format 3,5 (appelées aussi minijack) femelles. Le câble de liaison devra donc comporter à une extrémité 2 fiches RCA mâles et à l’autre une fiche jack 3,5 mâle stéréo comme celle-ci :

 

 

 

 

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Si vous disposez déjà d’un câble qui se termine en RCA mâle aux deux extrémités, vous pouvez aussi vous procurer l’un ou l’autre des adaptateurs

ci-dessous :

 

 

 

 

 

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3 - Le cas particulier des Mac dépourvus d’entrée audio

Depuis le développement de l’USB, certains Mac sont dépourvus de port d’entrée audio. Qu’à cela ne tienne ! La solution réside dans un petit accessoire vendu par Griffin Technology, le "iMIC", disponible aux alentours de 30 € sur le web (notamment Amazon). Cette interface permet de relier une fiche Jack 3,5 stéréo au Mac via un port USB

 

 

Les formats audio numériques

Je vous renvoie à la page consacrée à ce sujet sur votre site préféré : ICI.

 

J’ajouterai juste un commentaire sur la question des formats. Le format AIFF (ou AIF) est le format le plus « lourd » (en octets), mais c’est aussi celui qui vous procurera la meilleure qualité de son. AIFF (ou Audio Interchange File Format) est en effet un format de fichier audionumérique développé par Apple et dans lequel les données sont codées sans aucune compression.

 

Je vous recommande donc de toujours numériser vos vieux vinyles au format AIFF (suffixe en « .aif »). Il sera toujours temps de convertir ultérieurement vos fichiers audio AIFF au format AAC (MP4) si vous en éprouvez le besoin, voire même au très médiocre format mp3, ce que je vous déconseille vivement tant ce format (hélas à la mode) est ultra-compressé, destructif et incompatible avec les exigences de la haute-fidélité.

 

 

Le(s) logiciel(s) nécessaire(s)

Voici donc votre platine disque vinyle correctement "branchée" sur votre Mac. Vous allez pouvoir passer à l’action. Encore faut-il que vous disposiez d’un logiciel adéquat. Il en existe un assez large choix, en freeware ou shareware, du plus élémentaire au plus sophistiqué.

 

Pour aller au plus simple vous pouvez bien sûr employer "QuickTime". Mais, dans ce cas, il faudra réaliser un enregistrement distinct pour chaque plage de votre vinyle (correspondant à chaque piste de votre future CD). C’est pourquoi je ne recommande pas cette solution, trop basique (et longue à mettre en œuvre) à mon goût.

 

J’ai donc retenu 4 logiciels :

  • Audiocorder (freeware)
  • Audacity (freeware)
  • Spin Doctor (shareware - fourni avec Toast Titanium ou Pro)
  • AmadeusPro (shareware)

 

Cette sélection devrait pouvoir répondre à divers niveaux d’exigence. À vous de choisir en fonction de votre usage et de vos capacités (techniques et budgétaires…). S’il ne s’agit que de numériser occasionnellement un disque vinyle, inutile de vous mettre en frais, Audiocorder ou Audacity feront parfaitement l’affaire. Si, en revanche, vous vous lancez dans une entreprise de longue haleine (la numérisation de vos 300 disques vinyles !) alors il vous faut de bons outils et vous avez intérêt à acquérir un logiciel très complet et quasi professionnel, tel que AmadeusPro.

 

1 - Audiocorder (ICI)

Certains opèrent avec ce petit gratuiciel. C’est techniquement possible, mais ce logiciel assez rudimentaire ne permet pas de faire autre chose que de numériser des sons (il ne peut faire que de l’acquisition). Il n’est donc pas parfaitement adapté à notre propos.

 

2 - Audacity (ICI)

À ceux qui recherchent avant tout la gratuité, je recommande plutôt Audacity. Encore faut-il préciser que ce logiciel est assez mal francisé. Non seulement certains boutons de commande sont toujours libellés en anglais mais, surtout, le manuel de l’utilisateur (disponible sur le web) est en anglais. L’utilisation de Audacity n’étant pas si évidente, ce manuel en anglais peut poser problème à tous ceux qui maîtrisent mal cette langue.

De plus ce logiciel présente un autre défaut : son interface et son ergonomie sont peu agréables et surtout confuses, du moins à mon goût.

 

3 - Spin Doctor (ICI)

Par le passé, CD Spin Doctor (version 6, en français), prédécesseur de l’actuel Spin Doctor (déjà livré avec le logiciel de gravure Toast Titanium ou Pro) était un excellent outil de numérisation (à mon avis le meilleur) pour transposer vos disques vinyles sur CD. Il était particulièrement performant dans le domaine de la restauration des pistes en provenance de disques usagés ou rayés. Son interface est plaisante, ergonomique et facile à utiliser. C’est d’ailleurs ce logiciel que j’avais choisi pour réaliser un pas à pas dans la première version de la présente astuce.

 

Hélas, cette version 6 n'est plus compatible avec EL CAPITAN. C’est un logiciel radicalement différent que propose désormais Roxio, toujours livré avec Toast Titanium ou Pro, sous le nom à peine changé de Spin Doctor. Cette nouvelle mouture est certes parfaitement compatible avec OS X EL CAPITAN, mais je la trouve particulièrement compliquée (et aucun manuel n’est disponible, du moins à ma connaissance). De plus, son interface très différente de celle de CD Spin Doctor est plutôt absconse…

 

4 - AmadeusPro (ICI)

Avec AmadeusPro, vous passez à la catégorie supérieure. Les fonctionnalités très complètes qui sont offertes en font, comme son nom l’indique, un outil de niveau professionnel. Il est lui aussi disponible en français.

 

Il s’agit d’un logiciel très puissant (et d’une grande rapidité) qui sait travailler sur tous les formats audio. Le revers de la médaille c’est qu’il est relativement complexe et exige un apprentissage préalable si l’on veut en maîtriser toutes ses riches possibilités. Mais si le bidouillage des sons vous passionne, c’est l’outil qu’il vous faut !

 

C’est pourquoi, à la faveur de la mise à jour de cette astuce, je crois préférable de construire désormais mon pas à pas à partir de l’excellent AmadeusPro. J’aurais pu choisir Audacity qui présente l’avantage d’être gratuit. Mais je pars du principe que si vous avez pris la décision de vous lancer dans la numérisation de vos vinyles, c’est que vous êtes disposé à mobiliser les moyens nécessaires et que l’achat d’AmadeusPro n’est pas un obstacle. D’autant que son prix de 74 € reste abordable.

 

NB : une réserve toutefois. Si AmadeusPro est un excellent outil de traitement du son il est moins bien adapté à la numérisation des disques vinyles que ne l’était CD Spin Doctor (qui avait été conçu à cet effet).

 

 

La procédure de numérisation avec "AMADEUS PRO"

J’ai donc choisi d’illustrer ce pas à pas avec "AmadeusPro" qui (en dépit de la réserve) représente une excellente solution. J’ajoute que, dans le souci de ne pas grossir le volume de cette astuce, je n’explorerai pas toutes les nombreuses fonctions de l’application et je me bornerai à ne décrire que le processus strictement nécessaire à la numérisation des disques vinyles.

 

"AmadeusPro" est bien entendu compatible avec EL CAPITAN (et avec toutes les versions d’OS X à partir de 10.6).

 

Les 8 étapes successives sont les suivantes (la 8e étant facultative) :

  • 1. Réglage de l’entrée audio du Mac.
  • 2. Lancement et découverte du logiciel
  • 3. Réglage des préférences du logiciel
  • 4. Préparation des essais d’enregistrement
  • 5. Essais d’enregistrement et réglage du niveau d’entrée.
  • 6. Enregistrement définitif.
  • 7. Élagage et définition des pistes.
  • 8. Nettoyage et filtrage (facultatif) des pistes enregistrées.

 

Vous retrouverez d’ailleurs toujours ces mêmes étapes, quel que soit le logiciel utilisé. Voyons maintenant, pas à pas, ces différentes étapes.

 

1 – Réglez l’entrée audio de votre Mac

C’est ce qu’il convient de faire avant toute chose sous peine de n’obtenir aucun signal à l’étape d’enregistrement.

 

Dans "Préférences Système", allez dans "Son". Dans la fenêtre qui s’ouvre choisissez l’onglet "Entrée". Sous la ligne "Choisissez un périphérique d’entrée audio" sélectionnez "Entrée ligne" comme ci-dessous :

 

 

 

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Dans la même fenêtre, réglez le curseur du volume d’entrée à mi-chemin. Vous verrez ultérieurement si ce réglage est correct. Sinon, vous pourrez le modifier directement depuis AmadeusPro.

 

 

 

2 – Lancez et Découvrez "AmadeusPro"

Lancez l’application. Vous obtenez la fenêtre suivante :

 

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Elle est divisée horizontalement en 3 zones (ou bandes) bien distinctes. Pour décrire ces 3 zones j’ai réduit ci-dessous la hauteur de la zone 2 :

 

 

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Examinons successivement ces 3 zones (repérées avec les chiffres rouges).

 

Zone 1

La zone 1 affiche les principaux boutons de commande :

 

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De gauche à droite, les fonctions de ces boutons sont les suivantes :

 

  • 1. Affiche ou masque un son dans la zone 2
  • 2. Retour rapide
  • 3. Lecture du son
  • 4. Avance rapide
  • 5. Enregistrement
  • 6. Ajoute une piste vide en zone 2
  • 7. Supprime la piste courante
  • 8. Dissocie une piste stéréo en 2 pistes mono
  • 9. Scinde les cilps audio sélectionnés en zone 2
  • 10. Affiche la position courante de la tête de lecture
  • 11. Grave le son sur CD
  • 12. Informations à propos du son

 

 

Zone 2

C’est la zone où s’affiche la (ou les) piste(s) audio sous forme d’onde(s) :

 

 

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Dans la barre supérieure (gris foncé) on trouve les fonctions suivantes :

  • 1. Affichage du nom de la piste (zone de texte modifiable)
  • 2. Réglage du volume
  • 3. Case à décocher pour couper le son de la piste (lorsqu’on déplace la tête de lecture)
  • 4. Sélection des haut-parleurs
  • 5. Permet d’ajouter des effets sonores temps réel à la piste
  • 6. Affichage de l’onde de piste audio (ou des ondes des pistes)
  • 7. Affichage de l’échelle du temps

 

 

Zone 3

Elle est informative et permet deux réglages supplémentaires :

 

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  • 1. Affichage des caractéristiques du son (profondeur et taux d’échantillonnage)
  • 2. Case à cocher pour une lecture en boucle
  • 3. Réglage du zoom horizontal (resserrement ou étirement de la forme d’onde)

 

Nous reviendrons ultérieurement sur l’utilisation de toutes ces commandes des 3 zones.

 

 

 

3 – Réglez les préférences de "AmadeusPro"

Avant de lancer l’enregistrement nous allons vérifier les réglages des préférences. Dans la barre des menus, choisissez le menu "AmadeusPro" et sélectionnez "Préférences".

 

La fenêtre présente 8 onglets :

 

• Onglet "Générales"

 

 

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La capture ci-dessus montre les réglages que je recommande pour débuter. Mais bien sûr, au fil de votre maîtrise du logiciel, vous pourrez préférer d’autres choix.

 

• Onglet "Son"

 

 

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Cet onglet permet de sélectionner l’entrée et la sortie du son sur votre Mac, ce qui nous renvoie au réglage initial de la commande Son dans les Préférences Système (cf. supra).

 

Il permet également de choisir le format des futurs fichiers audio. Vous retrouverez ce réglage de format affiché à gauche de la zone 3 de la fenêtre principale (cf. supra). S'agissant d’une numérisation en vue de la gravure d’un CD audio vous devez impérativement choisir 44 100 Hz et 16 bits.

 

Enfin, il permet d’opter entre un enregistrement mono (une seule piste) ou stéréo (deux pistes). En vue de la gravure sur CD vous choisirez évidemment "Stéréo".

 

 

• Onglet "Couleurs"

 

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Là, c’est une affaire de goût et… de lisibilité. Je vous recommande de laisser les choses en l’état pour débuter.

 

 

• Onglets "Flux" et "Fichiers temporaires"

 

Ces réglages ne sont pas indispensables dans le cadre de cette astuce.

 

 

• Onglet "Unités"

 

 

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Les réglages sont assez explicites. Laissez les choses comme ci-dessus pour commencer.

 

 

• Onglet "Mises à jour"

 

Comme son nom l’indique il s’agit des réglages pour la mise à jour du logiciel.

 

• Onglet "Avancées"

 

Je vous recommande de laisser les réglages par défaut. Vous pourrez ultérieurement, et selon vos préférences de travail, modifier ces différents paramètres.

 

 

 

4 – Préparez les essais d’enregistrement

Pour lancer la procédure d’enregistrement il convient de cliquer sur le bouton rond marqué d’un point rouge dans la zone 1 de la fenêtre principale :

 

 

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La fenêtre ci-dessous s’affiche alors :

 

 

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Pour le moment, les chiffres du compteur restent sur zéro, ce qui signifie que la fonction d’enregistrement est en stand by.

 

Tant que vous n’aurez pas cliqué sur le bouton rouge, à gauche du compteur, cette position d’attente sera conservée. Elle va vous permettre de régler le gain ou niveau d’entrée du signal audio avant de lancer l’enregistrement.

 

Les 2 "curseurs de gain" peuvent être couplés (cadenas fermé) ou dissociés (cadenas ouvert). Si vous souhaitez conserver le même niveau que celui de votre source (disque vinyle ou K7 audio) sur chaque canal (piste) laissez le cadenas fermé.

 

Le bruit de fond de votre système (platine connectée au Mac) génère un signal très faible (et non audible) qui apparaît en vert sur la gauche des jauges des 2 pistes. Ne vous en inquiétez pas.

 

La case à cocher "Retour son" permet d’entendre le son enregistré sur les haut-parleurs de votre Mac. Si vous cochez cette case, il conviendra conjointement de couper le son de la source (par exemple sur votre ampli si la platine y est reliée) sous peine d’entendre simultanément le son AVANT et APRES enregistrement, donc avec un bref décalage temporel et un effet subséquent d’écho assez désagréable.

 

 

 

 

5 – Procédez aux essais d'enregistrement et réglez le niveau d'entrée

L’idéal est d’avoir la platine vinyle à portée de main. Mais si la disposition de votre installation vous oblige à vous lever et à faire quelques pas pour lancer la lecture du disque, vous allez voir plus loin que c’est sans importance.

 

Préparez le disque vinyle à numériser en le posant sur le plateau de la platine et en passant une brosse spéciale ou un chiffon à dépoussiérer. Lancez la rotation du plateau afin qu’il se mette à la bonne vitesse. Vérifiez cette dernière si votre platine est équipée d’un stroboscope de contrôle de la vitesse. Contrôlez une dernière fois les réglages du bras de lecture (mobilité, équilibrage et poids). Vérifiez la propreté de votre diamant. Si nécessaire, passez délicatement un coup de brosse spéciale pour pointe de lecture (évitez de passer votre doigt sous la pointe !).

 

Lancez la lecture du disque. Si vous avez coché la case "Retour son" vous entendez votre disque dans les HP de votre Mac. Dans la fenêtre d’enregistrement de "AmadeusPro", vous voyez maintenant le signal audio s’afficher en vert (d’abord foncé puis de plus en plus clair) dans les jauges de chaque piste :

 

 

 

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Les codes couleurs des jauges sont les suivants (de gauche à droite) :

  • Vert foncé = signal faible
  • Vert clair = signal moyen
  • Jaune = signal fort
  • Orange = signal très fort
  • Rouge = signal trop fort

 

En fonction du niveau du signal entrant le vert peut passer au jaune, voire à l’orange et au rouge dans les crêtes les plus fortes. Tant que la jauge ne dépasse pas la zone de l’orange le réglage est correct. Mais si le gain est trop élevé, la jauge passe dans le rouge comme ci-dessous :

 

 

 

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Il faut alors diminuer le gain au moyen des "curseurs de gain".

 

Si la jauge passe et se maintient trop longtemps dans le rouge le signal enregistré sera saturé et désagréable à entendre. Mais si vous réglez le gain trop faible (absence de jaune), le son sera écrêté, écrasé et dépourvu de dynamique. Dans un bon réglage, la teinte des deux jauges se maintient au vert, avec des incursions fréquentes dans le jaune et quelques incursions dans l’orange, voire rarement et très brièvement dans le rouge pour les crêtes les plus fortes.

 

Cette phase de réglage est donc essentielle. C’est d’elle dont dépend la qualité ultérieure de votre numérisation. Il convient de procéder par tâtonnements successifs et de réaliser plusieurs essais. Avec l’expérience, vous saurez vite reconnaître le bon réglage au vu de la réaction des jauges.

 

ATTENTION ! Dans tous les styles de musique, les disques vinyles présentent le plus souvent une succession de morceaux (de plages) présentant des nuances dynamiques très variées selon que tel ou tel morceau est joué pianissimo ou fortissimo. Par exemple, la douce exécution d’un orchestre de chambre pourrait vous inciter à pousser le gain, ce qui se révélerait désastreux pour la plage suivante qui comporterait de puissants éclats de la section des cuivres d’un ensemble symphonique (et inversement bien sûr).

Il faut donc tester vos réglages sur plusieurs plages de chaque disque afin de trouver le juste équilibre entre les sons les plus faibles et les sons les plus forts de votre source.

Et, naturellement, ce réglage du gain doit être recommencé pour chaque nouveau disque à numériser.

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6 – Procédez à l'enregistrement définitif

Votre réglage du gain une fois peaufiné vous pouvez passer à l’étape de l’enregistrement définitif.

 

 

 

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Voici, dans l’ordre chronologique, les actions à réaliser :

  • 1. Relevez la tête de lecture de votre platine tout en laissant le plateau tourner.
  • 2. Revenez à votre Mac et cliquez sur le bouton rouge (comme ci-dessus), ce qui lance l’enregistrement. Le bouton rouge se transforme en bouton vert "Pause". Les chiffres du compteur commencent à défiler.
  • 3. Dès que l’enregistrement est lancé sur AmadeusPro, retournez à votre platine vinyle et placez délicatement la pointe de lecture au début de votre disque (ou de la piste que vous voulez numériser).

 

Vous pouvez contrôler le niveau du signal sur les jauges pendant la durée de l’enregistrement.

 

NB : Pourquoi faut-il toujours lancer l’enregistrement sur AmadeusPro avant de démarrer la lecture du disque sur la platine ? Parce qu’il vaut mieux enregistrer quelques secondes de silence (ainsi que le scratch éventuel occasionné par le premier contact du diamant avec le disque) que de prendre le risque de louper les premières mesures de la piste à numériser. Nous verrons ultérieurement qu’AmadeusPro vous permet d’éliminer les portions de piste qui ne présentent pas d’intérêt.

 

 

 

L’option « Programmateur »

 

Vous pouvez opter pour le lancement et l’arrêt automatique de l’enregistrement en fin de face du disque.

 

À cet effet choisissez le menu "Son" dans la barre des menus de la fenêtre principale de "AmadeusPro" et cliquer sur "Programmateur". Vous obtenez la fenêtre suivante :

 

 

 

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Pour régler la programmation de l’arrêt, cliquez sur le signe "+" en bas à gauche de la fenêtre. Vous obtenez ce qui suit :

 

 

 

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Le programmateur présente 4 onglets :

  • Onglet "Programmation" : Il se présente comme ci-dessus. Vous y réglez la date et l’heure de départ de l’enregistrement, la durée (en secondes, minutes ou heures) de l’enregistrement et l’éventuelle fonction de répétition (inutile dans le cas qui nous intéresse). Si, par exemple, la face de votre disque dure 28 minutes prévoyez une ou deux minutes de plus, par mesure de sécurité.
  • Onglet "Fichier" : Vous y réglez le format de sortie de votre fichier numérisé. Vous avez le choix entre de multiples formats mais je vous conseille de choisir le format propriétaire du logiciel (comme ci-dessous) de façon à pouvoir retravailler le fichier dans "AmadeusPro" avant de le convertir en AIFF. Vous y choisissez également l’endroit où retrouver votre fichier sur votre Mac (le plus simple est encore le bureau). Enfin vous y donnez un nom à votre fichier (le titre de votre disque vinyle).


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  • Onglet "Source" : Il permet de choisir l’entrée de la source si ça n’est déjà fait.
  • Onglet "Qualité" : Il permet de choisir la profondeur et la fréquence de l’échantillonnage (cf. supra Onglet "Son") si ça n’est déjà fait.

 

 

Une fois votre programmation réalisée vous obtenez la fenêtre suivante :

 

 

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Le signe "-”, en bas à gauche de la fenêtre, vous permet de supprimer la programmation (après sa sélection).

 

Si vous avez opté pour la programmation, c’est le moment d’aller boire un café (ou un thé…). Sinon, surveillez votre écran et restez vigilant. Pour vos premiers essais, je vous conseille de contrôler votre enregistrement de A à Z et de surveiller vos jauges.

 

ATTENTION ! Vous pouvez choisir de numériser le disque complet, une face après l’autre. Dans ce cas, une fois la première face enregistrée, NE STOPPEZ SURTOUT PAS L'ENREGISTREMENT, mais mettez-vous en pause. Il suffit d’enfoncer la barre d’espace de votre clavier (si vous avez choisi ce réglage dans les préférences) ou de cliquer sur l’ancien bouton rouge qui s’est transformé en bouton vert de pause pendant l’enregistrement. Dans les 2 cas, ce bouton redevient rouge.

 

Vous retournez ensuite votre disque vinyle sur son plateau ; un coup de brosse ou de chiffon ; vous relancez l’enregistrement (barre "espace" ou bouton rouge) et vous posez délicatement votre pointe de lecture sur le début de la face 2 du disque. C’est reparti !

 

En procédant de cette manière vous conservez votre réglage de gain pour les 2 faces de votre disque vinyle et, surtout, vous n’aurez au final qu’un seul fichier pour les deux faces, ce qui facilite les traitements ultérieurs.

 

Vous pouvez également choisir de ne numériser que certaines pistes (non consécutives) de votre disque. Il ne sera alors pas nécessaire de mettre AmadeusPro en pause entre chaque piste. Vous restez en position d’enregistrement (le compteur tourne). Il vous suffit de soulever la tête de lecture et de la replacer successivement au début de chaque piste à numériser. Vous éliminerez ultérieurement les plages de silence (et les "scratchs" divers) intermédiaires.

 

Une fois la numérisation des deux faces de votre disque (ou des pistes sélectionnées) achevée, vous stoppez l’enregistrement en cliquant sur le bouton Stop (bleu clignotant) en bas à droite de la fenêtre, à moins bien sûr que vous n’ayez opté au départ pour l’arrêt automatique. Vous obtenez alors le type de fenêtre suivante :

 

 

 

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Cette fenêtre affiche la "forme d’onde" de chaque canal audio (dans le cas d’une numérisation en stéréo, canal gauche au-dessus et canal droit en-dessous) ainsi que la durée totale de l’enregistrement (ici entre 18 et 19 minutes).

 

Vous pouvez d’ores et déjà distinguer les différences d’amplitude (hauteur des ondes) ainsi que les 6 pistes séparées par de brefs intervalles de silence. Vous pouvez également voir à chaque extrémité une portion sans signal audio (la forme d’onde est presque plate) qu’il faudra éliminer ultérieurement.

 

Savoir lire une forme d’ondes audio :

  • Une ligne horizontale plate (ou presque plate) correspond à un silence.
  • Une onde de forte amplitude mais très brève correspond souvent à un accident acoustique, par exemple un scratch de départ correspondant à la pose de la tête de lecture sur le disque ou à une rayure.
  • Une ligne régulièrement ondulée, de très faible amplitude, correspond le plus souvent à un bruit de fond (pas forcément perceptible par une oreille humaine).
  • Une onde à amplitude irrégulière, dense et de longue durée, correspond à de la musique (ou à de la voix).

 

Vous pouvez vérifier la qualité de votre enregistrement en lançant son écoute dans "AmadeusPro". Placer d’abord la tête de lecture (ligne bleue) au début de la forme d’onde et cliquer sur le bouton vert "Play" en haut à gauche de la fenêtre. Pour écouter une portion spécifique il suffit de faire glisser la tête de lecture à l’endroit désiré.

 

ATTENTION ! À cette étape votre fichier n’est pas encore enregistré et si vous fermiez l’application vous perdriez tout. Il faut donc choisir le menu "Fichier" et cliquer sur "Enregistrer sous… " :

 

 

 

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Dans la fenêtre d’enregistrement (comme ci-dessus) vous nommez votre fichier (si ça n’est déjà fait).

 

Vous choisissez l’emplacement du fichier enregistré (si ça n’est déjà fait).

 

Et vous choisissez le format d’enregistrement (si ça n’est déjà fait) en l’occurrence "Amadeus Pro".

 

Votre fichier numérisé est désormais dans votre Mac et vous aller pouvoir le travailler. Vous pouvez même fermer l’application et éteindre votre Mac si vous souhaitez ne poursuivre qu’ultérieurement.

 

ATTENTION ! N’oubliez pas de relever la tête de lecture de la platine vinyle, de stopper la rotation du plateau et de couper l’alimentation de la platine.

 

 

 

7 – "Elaguez" les pistes

Vous allez maintenant éliminer (élaguer) les portions inutiles de votre enregistrement. Il s’agit des 2 extrémités et de la partie située entre les deux faces du disque vinyle (où vous étiez en pause, le temps de retourner le disque sur la platine). Pour mieux visualiser ces portions à élaguer et les sélectionner avec précision il convient de "zoomer" la forme d’ondes, c’est-à-dire d’étaler celle-ci sur une plus grande longueur.

 

Dans la capture de forme d’ondes ci-dessus, toute la durée de l’enregistrement (un peu moins de 19’) est visible dans la fenêtre. En zoomant cette forme d’onde vous aller étirer ces presque 19’ sur une longueur qui excède la largeur de la fenêtre. Du coup les ondes vont se desserrer et devenir beaucoup mieux lisibles dans le cadre de la fenêtre.

 

Pour zoomer il faut faire glisser (sur la gauche) le curseur de la commande "Zoom horizontal" en bas à droite de la fenêtre (entourée en rouge). Vous pouvez aussi zoomer avec la molette de votre souris. La capture ci-dessous montre le début de l’enregistrement après "zoomage" :

 

 

 

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Vous pouvez constater que la fenêtre ne montre plus que 35 secondes de l’enregistrement, au lieu des presque 19 minutes avant zoomage. Du coup, la partie inutile du début est beaucoup mieux visible (18 secondes environ).

 

De même, on peut maintenant voir la trace (le pic) du "scratch" de départ (flèches rouges) correspondant au premier contact du diamant dans le sillon du disque vinyle, au moment de mise en position de la cellule de la platine.

 

Enfin, vous pouvez voir 2 lignes verticales. La ligne rouge (n° 1) représente le point d’insertion. On peut la faire glisser au moyen de la petite poignée à sa base. La ligne bleue (n° 2) représente la tête de lecture. Elle peut également être déplacée en faisant glisser sa poignée.

 

Pour élaguer avec précision je vais encore zoomer d’avantage sur le début de l’enregistrement et sélectionner la portion à éliminer :

 

 

 

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Pour réaliser la sélection vous placez votre pointeur (qui présente alors l’aspect du signe +) à droite du pic de scratch de dépôt du diamant et vous cliquez-glissez sur la gauche jusqu’au début de la forme d’onde (qui est ici presque entièrement plate). La portion ainsi sélectionnée se teinte en vert foncé comme ci-dessus.

 

Pour supprimer cette portion inutile (y compris le scratch, d’où l’intérêt de commencer la sélection à sa droite) choisissez “Édition” dans la barre des menus et cliquez sur Supprimer”.

 

Vous utilisez ensuite le curseur du tapis roulant en bas de la fenêtre pour aller à la fin de l’enregistrement et vous répétez cette opération d’élagage comme ci-dessous :

 

 

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Les limites de la sélection peuvent être modifiées au moyen des petites poignées vertes (cerclées de rouge).

 

L’objectif est d’obtenir une piste qui démarre 2 secondes avant l’attaque du morceau et d’effacer tout ce qui précède. Le même résultat doit être recherché en fin de piste.

 

Vous recherchez ensuite la plage intermédiaire de silence (relatif) correspondant au passage entre les 2 faces du disque, vous la sélectionnez et vous la supprimez.

 

ATTENTION ! Lorsque vous positionnez le pointeur (+) pour commencer une sélection, vous devez le placer à mi hauteur. Si vous le placez trop haut, la lettre “G” apparaît à droite du signe “+” et vous ne sélectionnerez qu’une portion du canal gauche. Si vous le placez trop bas, c’est la lettre “D” qui apparaît et vous ne sélectionnez que le canal droit (pour un enregistrement stéréo bien sûr).

 

Je vous recommande d’enregistrer sans tarder ces premières opérations.

 

NB : La commande de “Zoom horizontal” permet d’étirer la forme d’onde sur une longueur telle que les variations d’amplitude de la courbe du signal audio soient clairement visibles, ce qui permet d’intervenir avec une très grande précision sur une infime portion du signal. La capture ci-dessous donne un exemple de la forme d’onde une fois la commande de zoom en position maximale :

 

 

 

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8 - Définissez les pistes

Votre enregistrement est nettoyé de ses portions inutiles et vous allez maintenant lancer sur "AmadeusPro" le processus de découpage de l’enregistrement en plusieurs "pistes".

 

Le terme "piste" désigne ici les plages successives de votre disque vinyle, autrement dit les morceaux successifs de musique numérisée. En vue de la gravure ultérieure sur un CD audio ces pistes doivent être précisément définies et nommées.

 

Commencez par choisir "Vue" dans la barre des menus et vérifiez que le sous-menu "Afficher les repères" est bien coché.

 

Vous avez alors le choix entre 2 solutions : une automatique et une manuelle.

 

 

La solution automatique

 

Dans la formule automatique le logiciel localise lui-même les plages de silence entre chaque morceau et y place des "repères". Cette solution fonctionne en principe correctement dans la plupart des cas.

 

Sélectionnez tout l’enregistrement (sous-menu « Tout sélectionner » dans le menu « Édition »). Puis choisissez "Sélection" dans la barre des menus et cliquez sur "Générer des repères". La fenêtre ci-dessous s’ouvre :

 

 

 

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Laissez pour le moment la case "Nom du premier" telle quelle.

 

Choisissez la couleur (je vous conseille "Magenta", bien lisible sur le fond vert).

 

À la rubrique "Positionner" cochez "Aux plages de silence".

 

Le réglage de la taille minimale et du niveau en décibels est une affaire d’habitude et dépend des caractéristiques de la musique enregistrée. Si un même morceau est ponctué par des moments de silence (ce qui est relativement fréquent) "AmadeusPro" risque de confondre un de ces moments avec une plage de silence entre deux morceaux. Il placera alors un repère au mauvais endroit. Mais nous verrons plus loin que c’est sans grande importance puisque les repères peuvent être individuellement modifiés ou supprimés.

 

Une fois vos réglages effectués cliquez sur "OK". Une jauge s’affiche quelques secondes tandis que le logiciel place les repères. En fin de course, vous obtenez la fenêtre ci-dessous :

 

 

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Vous y voyez les 6 lignes verticales des repères (couleur magenta) correspondant aux 6 morceaux de l’enregistrement et placées aux plages de silence entre les morceaux.

 

Pour déplacer, modifier ou supprimer un repère il suffit de cliquer sur le petit triangle en haut de la ligne de repère. Une fenêtre s’ouvre alors comme ci-dessous :

 

 

 

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Vous y trouverez la position temporelle du repère et une case où vous lui donnerez son nom (le nom du morceau). Vous pourrez également changer la couleur ou le supprimer s’il est superflu.

 

Lorsque vous aurez donné un nom à vos repères (à vos morceaux) je vous recommande, par mesure de sécurité, de faire un zoom horizontal sur chaque repère afin de vérifier qu’il est correctement positionné, bien au milieu de la plage de silence correspondante, comme ci-dessous :

 

 

 

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Comme vous pouvez le constater la plage de silence n’est pas parfaitement plate, car le diamant continue de suivre le sillon du disque pendant l’intervalle entre deux morceaux, générant ainsi un faible bruit inaudible à l’oreille mais qui n’échappe pas à "AmadeusPro".

 

Ces opérations étant achevées, n’oubliez pas de les enregistrer.

 

 

La solution manuelle

La solution manuelle peut être nécessaire lorsque vous rencontrez des difficultés avec la solution automatique (lorsque l’application place trop de repères ailleurs que sur les plages de silence intermédiaires entre les morceaux, ce qui advient lorsque les morceaux sont eux-mêmes ponctués de brefs silences). Dans cette formule, c’est vous-même qui insérez successivement un repère sur chaque plage de silence entre deux morceaux.

 

Faites glisser le point d’insertion (ligne rouge) à l’endroit où vous souhaitez placer votre repère. Puis choisissez "Sélection" dans la barre des menus et cliquez sur "Insérer un repère". La fenêtre ci-dessous s’ouvre :

 

 

 

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Tapez le nom du morceau dans la case "Nom". Choisissez la couleur et cliquez sur "OK". Le repère apparaît à l’endroit où se trouvait le point d’insertion.

 

Cette solution manuelle est plus simple à paramétrer que la solution automatique mais elle vous oblige à répéter la manœuvre autant de fois que votre enregistrement comporte de morceaux.

 

ATTENTION ! Il faut toujours placer un repère en début d’enregistrement (juste avant le 1er morceau) car les repères définissent les morceaux (pistes) à partir du début.

 

NB : Si vous disposez d’un lecteur de CD doté de la fonction "CD-TEXT", les noms que vous avez donnés à chaque morceau s’afficheront sur l’écran de contrôle du lecteur pendant l’écoute.

 

 

 

9 – Nettoyage et filtrage des pistes

Selon l’état de conservation de votre disque vinyle de départ, il peut s’avérer nécessaire de procéder à un nettoyage ou à un filtrage de l’enregistrement numérique. Cette étape est donc facultative et vous pouvez parfaitement vous en dispenser si vous êtes pressé ou peu exigeant sur le résultat final.

 

Mais si vous êtes soigneux, patient et que vous aimez le travail bien fait, je vous recommande vivement d’explorer les outils de restauration du son proposés par "AmadeusPro". Car c’est tout particulièrement à cette étape que l’application est performante. Le logiciel offre en effet un large éventail d’outils de traitement du son extrêmement puissants et efficaces et qui n’ont rien à envier aux outils professionnels.

 

Il est impossible d’en donner les détails dans le cadre de cette astuce (sauf à en doubler le volume déjà conséquent…) car le sujet est tout de même un tantinet technique. Mais l’aide disponible dans "AmadeusPro" (en français) est très bien conçue et permet, même au néophyte, de se familiariser avec ces outils et d’apprendre à les utiliser correctement.

 

Je rappellerai simplement que vous pouvez effectuer les opérations suivantes :

  • Supprimer les "scratchs", "craquements", "clics" et autres discontinuités qui apparaissent hélas souvent sur les disques vinyles un peu usagés :
    Voici un bref extrait de l’aide de "AmadeusPro" relatif à ce sujet : Les discontinuités et les craquements sont en général causés par des rayures sur le disque. En partant de l’hypothèse que ces craquements ont été isolés et qu’ils ne sont pas trop nombreux, ces derniers peuvent être éliminés de manière efficace par AmadeusPro. Pour éliminer un craquement isolé, faites comme suit : commencez par rechercher dans votre piste sonore l’endroit du craquement et effectuez un zoom sur lui. Un craquement se décèle visuellement sous la forme d’un pic brutal dans le signal. Sélectionnez ensuite le craquement dans son intégralité et sélectionnez "interpoler" dans le menu "Effets". (…) Assurez-vous que vous avez sélectionné un extrait sonore aussi étroit que possible. Idéalement, vous ne devez sélectionner qu’un seul craquement et rien d’autre. Si un extrait trop long est sélectionné, AmadeusPro va le signaler et refusera d’appliquer cette fonction.

  • Supprimer le bruit de fond :
    Voici un bref extrait de l’aide de "AmadeusPro" relatif à ce sujet : La présence d’un bruit de fond est un autre problème fréquemment rencontré sur un enregistrement, comme par exemple le souffle de fond perceptible sur un enregistrement issu d’un lecteur de cassettes ou encore le vrombissement à 50 Hz ou 60 Hz d’une alimentation électrique. (...) La fonction "Supprimer" le bruit dans le menu "Effets" propose un algorithme de traitement très efficace pour la suppression du bruit de fond. La manière la plus simple de s’en servir est la suivante :
    • Sélectionnez une partie de votre son qui ne contient que du bruit.
    • Sélectionnez l’élément de menu "Échantillonner le bruit". Le module va analyser le bruit et générer un "profil de bruit".
    • Sélectionnez tout ou partie du son.
    • Sélectionnez l’élément de menu "Supprimer le bruit".
    Cette action permettra de supprimer le bruit de fond dans la partie sélectionnée du son, en fonction du profil de bruit préalablement généré.


  • Appliquer des effets :
    "AmadeusPro" est livré avec plusieurs effets sonores qui couvriront les besoins les plus courants. Mais ses possibilités en la matière peuvent être considérablement étendues en ajoutant des effets issus de tierces parties. "AmadeusPro" prend en charge les effets "Apple Audio Units" qui sont les modules externes les plus utilisés sur la plateforme Mac.

    Plusieurs effets Audio Units sont fournis par Apple dans OS X et devraient s’afficher dans le sous-menu "Audio Units" du menu "Effets" sans que vous n’ayez à intervenir. Toutefois, de nombreux effets Audio Units ne sont pas pris en charge en 64 bits. Il faudra donc rechercher les versions 64 bits sur le Web. L’installation d’effets issus de tierces parties est très simple : il suffit de glisser/déposer le fichier correspondant dans le dossier "Bibliothèque/Audio/Plug-Ins/Components".

    Parmi les effets disponibles citons notamment : écho, amplification, égalisation, transition, normalisation, inversion, etc.
    Voici un bref extrait de l’aide de "AmadeusPro" relatif à ce sujet : Pour appliquer un effet sonore sur une portion de son, commencez par sélectionner la portion à traiter puis sélectionnez l’effet sonore de votre choix. Pour appliquer un effet sonore à toute une piste, vous pouvez soit ne rien sélectionner, soit sélectionner toute la piste avec la fonction "Tout sélectionner" du menu "Édition".

 

NB : Je peux vous assurer que la restauration audio d’un disque ancien, même rayé, au moyen des outils de d’AmadeusPro est tout à fait spectaculaire. Ce travail exige toutefois beaucoup de temps, d’attention, et de méticulosité. Pour amoureux du beau son…

 

 

La gravure d'un CD audio

La phase de numérisation de votre disque vinyle est désormais achevée et il ne vous reste plus qu’à graver les pistes ainsi obtenues sur un CD.

 

NB : Vous pouvez aussi choisir de graver vos pistes sur un DVD en vue de créer une compilation de longue durée (par exemple pour une fête). Dans ce cas vous pouvez améliorer la qualité du son en choisissant 24 bits (au lieu de 16 pour un CD) et 192 kHz (au lieu de 44,1 pour un CD). Votre son y gagnera grandement en qualité. Ces réglages sont évidemment à faire AVANT NUMERISATION.

 

À cette étape vous avez le choix entre plusieurs solutions (très simple ou plus compliquées) selon le but recherché. Je vous en propose trois.

 

Gravure automatique avec "AmadeusPro"

C’est à l’évidence la solution la plus simple et la plus rapide.

 

ATTENTION ! Avant de graver un fichier "AmadeusPro" sur un CD, vous devez vous assurer qu’il est constitué d’une piste stéréo individuelle et que sa qualité est 16 bits / 44,1 kHz. Si la qualité est différente de 16 bits / 44,1 kHz, utilisez la fonction "Caractéristiques… " dans le menu "Son" pour l’ajuster.

 

Sélectionnez le menu "Graver sur un CD…" (ou cliquez sur la roue jaune et noire en haut et à droite de la fenêtre). Vous obtenez la fenêtre ci-dessous :

 

 

 

 

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Si vous souhaitez créer un CD sans intervalle entre les morceaux (par exemple pour conserver des transitions identiques à celles du disque vinyle entre les morceaux), vous devez sélectionner "0" comme valeur d’intervalle entre les morceaux. Sinon, sélectionnez une valeur standard de 2 secondes. Comme déjà mentionné, vous pouvez créer des CD avec des informations CD-TEXT qui permettront d’afficher le nom du morceau et le titre de l’album qui est en train d’être joué sur certains lecteurs de CD. Il suffit de cocher la case « Écrire les données "CD-TEXT" et de remplir les rubriques. Le titre du morceau sera donné par le nom du repère qui indique le début du morceau.

 

Vous devez également vous assurer que le document dispose bien d’un repère en tout début de document (ce repère correspondant au premier morceau). Si le document contient des morceaux issus de différents interprètes (compilation), il est également possible d’enregistrer cette information sur un CD-TEXT. Vous devez pour cela sélectionner "Interprète : Titre" ou "Titre (Interprète)" dans le menu déroulant "Balises" et nommer vos repères de manière adéquate.

 

Après avoir cliqué sur "OK", le dialogue système de gravure de CD standard va vous donner le choix du graveur de CD et de la vitesse de gravure à utiliser pour graver le CD. Insérez un disque vierge et cliquez à nouveau "OK" : c’est fait !

 

 

 

Conversion du fichier et gravure avec "Toast Burn"

Si vous préférez recourir à votre logiciel de gravure habituel tel par exemple que "Toast Burn" c’est un peu plus long mais pas beaucoup plus compliqué.

 

Vous n’avez sans doute pas oublié que votre fichier est pour le moment au format propriétaire "AmadeusPro", avec un suffixe en ".amad". Il convient donc tout d’abord de convertir ce fichier au format AIFF, reconnu par "Toast Burn". Pour ce faire il suffit d’enregistrer une copie du fichier en choisissant le format AIFF dans la fenêtre de dialogue "Enregistrer sous" à la rubrique "Format" :

 

 

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C’est ce fichier, doté du suffixe ".aif", que vous glisserez dans "Toast Burn".

 

Je ne m’étends pas sur le processus de gravure dans "Toast Burn", ce sujet ayant été parfaitement traité par ailleurs sur le site.

 

 

 

Individualisation de chaque piste, conversion et gravure avec "Toast Burn" (ou" iTunes")

Mais vous pouvez avoir besoin de traiter chaque piste individuellement, par exemple pour confectionner une compilation avec des pistes issues de plusieurs disques vinyles. Dans ce cas il vous faudra préalablement individualiser chaque piste, c’est-à-dire les extraire une à une du fichier "mère" d’enregistrement en vue de leur traitement ultérieur.

 

Cette solution est un peu plus longue mais elle est intéressante.

 

Il convient en conséquence de revenir au fichier d’origine dans l’état où il se trouve avant la gravure, c’est-à-dire contenant toutes les pistes, avec les repères nommés et après nettoyage éventuel du son.

 

Dans la fenêtre de "AmadeusPro" vous sélectionnez le premier morceau puis vous choisissez le menu "Sélection" et vous cliquez sur "Enregistrer la sélection sous… ". La fenêtre suivante apparaît :

 

 

 

 

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À la suite du nom du disque, nommez la piste, c’est-à-dire le morceau (par exemple "piste 1") et choisissez l’emplacement du fichier. Dans la case "Format" choisissez "AIFF". Vérifiez au moyen du bouton "Réglages" que vous êtes bien dans la qualité requise pour un CD audio, soit 16 bits et 44,1 kHz. Enfin, cliquez sur le bouton "Enregistrer".

 

Vous devrez répéter cette opération pour chaque piste.

 

ATTENTION ! Lorsque vous sélectionnez une piste vous devez prendre garde de bien inclure le repère de début de piste dans la sélection ET DE NE PAS INCLURE LE REPERE DE LA PISTE SUIVANTE. Pour être précis n’hésitez pas à utiliser le zoom horizontal.

 

En principe (selon le paramétrage de votre Mac) le fichier de la piste enregistrée apparaîtra sur le bureau et rejoindra directement "iTunes".

 

Lorsque toutes les pistes seront ainsi enregistrées individuellement (un fichier par piste) et placées dans "iTunes", vous pouvez créer votre compilation et graver votre CD à partir de "iTunes".

 

Mais vous pouvez tout aussi bien utiliser les fichiers AIFF de votre bureau et les glisser dans "Toast Burn" dans l'ordre qui vous convient.

 

 

Vous savez maintenant tout ce qu’il est nécessaire de savoir pour réussir la numérisation de vos disques vinyles. Alors, bonne numérisation, et bon courage ! Car si votre collection de disques vinyles est importante, vous n’êtes pas encore sorti de l’auberge !